Peut-on être surfeur sans être écolo ?

 

Dans l’inconscient des gens, lorsqu’on pense surfeur, on associe ça à écolo. Et pourtant en réalité on est bien loin de cela… Image véhiculée en puissance, on s’imagine les surfeurs être un peu des hippies, proche de la nature, en osmose avec l’environnement pour réduire leur impact. Petit tour d’horizon…

 

Aaahh le surfeur hippie qui vit dans une cabane en face de la mer ! Qui mange du poisson (qu’il pêche lui-même s’il vous plaît), qui cueille des fruits lors de promenade dans la forêt, et qui a une barbe d’ermite, on le connait tous !

 

Sauf que cette image, véhiculée depuis des années, dans des vidéos de surf « back to the roots », est bien souvent loin de la réalité. En effet, les marques de surf ont joué sur l’aspect « écolo » et « responsable » des surfeurs pendant des années, alors qu’elles polluaient comme n’importe quelle autre industrie (c’est pas l’industrie pétrolière non plus quand même !) en nous faisant croire que l’industrie était clean, blablabla…Alors que les babouches et autres t-shirts trendy qu’on achète sont produits quasi-identique que dans l’industrie textile en général. Alors c’est sûr, au bout d’un moment, ça s’est vu ! Donc maintenant on sort des collecs en coton bio et des maillots de bain faits à partir de plastiques recyclés (si si c’est vrai) afin de se donner meilleure conscience et pouvoir véritablement jouer sur ce créneau ! Et puis dire qu’on surfe avec un boardshort fait en bouteilles plastiques, c’est trop hype !

 

 

Mais qu’en est-il aussi du mode de vie des surfeurs ? Et bien c’est pas beaucoup mieux honnêtement 😀 On fait des kilomètres pour aller au spot à cramer de l’essence à donf (d’ailleurs si Total veut me sponsoriser je dis pas non), on porte des combinaisons faites à partir de pétrole, et on fait des GROS barbecs l’été pour bien faire griller de la bonne viande !! Sans oublier la wax qui pollue et la crème solaire qui détruit les plantes sous-marines.

Après c’est sûr on va pas aller au spot à pied, peut être en vélo pour les plus motivés (20km quand même vous êtes courageux !) et surfer dans une eau à 13° en boardshort (à moins d’avoir VRAIMENT beaucoup de graisse !!).

 

Et puis on fait le barbeau avec son Transporter T3 Volkswagen tout pourri de 1985 qui consomme un max et sort une fumée noire immonde, mais on a la classe au yeux des autres, on s’en fout bien de polluer à ce moment là !

 

Bien sûr il y a Surfrider Foundation qui milite pour la protection des plages et de l’océan et qui fait un boulot remarquable. Beaucoup d’initiatives plus anonymes, de petites entreprises qui innovent comme avec la wax green fix, les planches de surf Notox ou encore dernièrement le projet de salins des Landes qui vient d’être abandonné grâce à une grande mobilisation des surfeurs. Des choses dont on peut se ravir.

 

Et pour supporter tout ça, on fait des nettoyages de plage au début du printemps et on a un sticker surfrider ou Seasheperd sur la bagnole 🙂

 

Alors qu’en est-il vraiment ? Oui les surfeurs ont une sensibilité à l’environnement et à l’océan généralement. Normal en même temps, c’est notre terrain de jeu et si c’est pollué on est en première ligne, il n’y a qu’à voir les surfeurs de Fukushima…

Donc on fait des efforts, mais à notre niveau : on recycle on fait gaffe aux mégots sur la plage, on essaie d’aller à plusieurs en caisse histoire de diminuer l’impact carbone (et surtout la note !) mais ça reste quand même assez loin de cette image d’hippy qu’ont parfois les gens !

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